Accès à l’eau pour plus de 6 000 personnes grâce au projet HPD-covid,

En dépit des efforts faits depuis quelques années par le gouvernement et les partenaires du Burkina Faso pour améliorer la situation d’eau, le nombre de personnes dépourvues d'eau potable et d'assainissement ne cesse d'augmenter, les maladies liées à l'eau également. Les régions du Sahel, de l’Est et du Nord sont particulièrement touchées, affectant plusieurs secteurs socio-économiques (santé, éducation, eau et assainissement etc.). Soucieux, Oxfam a lancé au niveau national sur une période de 9 mois, un projet de réponse d’urgence, dénommé le projet HPD-covid, intervenant dans le secteur de l’eau et d’assainissement. Ce projet est financé par Oxfam avec l’aide de l’UNICEF et mis en œuvre par ATAD dans les communes de Barsalogho, de Kaya, de Pensa et de Pissila et dans le Sahel. La spécificité du projet est de concilier populations hôtes et PDI en rendant l’eau disponible pour tous afin d’éviter d’éventuelles confrontations relatives à l’accès à l’eau.

Forage à grand débit, transformation  et réhabilitation de pompes pour relever les défis d'accès à l'eau

Oxfam et ses partenaires ont réalisé plusieurs activités dans le sens de l’accès à l’eau potable. Il s’agit de la construction d'un forage à grand débit à Kaya. Ce forage (4 m3/h) est situé dans le village de Damane sur le nouveau site des PDI dans la commune de Kaya. Oxfam s’est aussi attelée à la transformation de pompes à motricité humaine (PMH) en PEA solaire. Dans le souci d’accroitre l’accès à l’eau potable dans les communes de Kaya, Pissila et Barsalogho, les PMH ayant des débits d’au moins 2 m3/h ont été recensés en vue d’une transformation en Poste d’Eau Moderne (PEA). Cette opération a permis de transformer quatre pompes à motricité humaine en PEA donc deux à Kaya, un à Pissila et un à Barsalogho. Par cette réalisation, près de 6 000 personnes auront accès à l’eau potable. Oxfam a également réhabilité des PMH dans les sites de PDI et communauté hôte, dans les écoles et dans les centres de santé afin d’améliorer le taux d’accès à l’eau potable. Ce sont donc 6 pompes reparties entre les communes de Pissila, Pensa et Kaya qui ont été réhabilité. Aussi, dans le souci d’accroitre l’accès à l’eau potable dans les sites de PDIs de la commune de Barsalogho, un système thermique a été recensé en vue d’une transformation en système solaire. Cette opération a permis de transformer une (1) pompe à système thermique en système solaire.


Renforcement de capacités et soutien aux acteurs locaux

Une fois les équipements installés, vient le problème d’entretien. Oxfam et son partenaire ATAD a prévu dans ce sens un renforcement des capacités en techniques d’entretiens des forages. Plusieurs séances de formation ont été organisées. Ainsi, les Associations d’usagers de l’Eau et les artisans réparateurs ont été formés. Les formations ont eu pour objectif de renforcer les capacités des AUE et les Artisans réparateurs de l’ensemble des zones d’interventions de Oxfam dans le Centre-Nord et le Sahel afin de contribuer à la gestion organisationnelle, à l’entretiens et à la gestion financière des services d’adduction d’eau potable pour leur continuité et leur pérennité.

Par ailleurs, Oxfam et ses partenaires devront mettre l’accent sur l’après réalisation de leurs activités, en ce qui concerne les perspectives d’avenir et de développement. Il est donc nécessaire pour l’ONG ici de sensibiliser et former les bénéficiaires à s’impliquer dans la gestion des ouvrages et dans l’appropriation desdits ouvrages ; car aucun résultat à cours, moyen et long terme, ne pourra être atteint sans des campagnes d'information, de sensibilisation et d'éducation des bénéficiaires. Alors les populations bénéficiaires devront intégrer dans leur système de vie et de pensée qu’ils sont bénéficiaires et propriétaire de ces réalisations. « Il faut qu’après la réhabilitation ou la réalisation d’un forage, que les bénéficiaires contribuent au côté des autorités locales à la sensibilisation des bénéficiaires sur leur contribution à la gestion et au bon fonctionnement de l’ouvrage qui leur est destiné. Car, souvent on peut réaliser ou réhabiliter un forage aujourd’hui et demain retrouver le forage en panne. S’il y a par exemple une seringue cassée, aucun artisan ne viendra réparer ce forage gratuitement pour le simple fait qu’il s’agit de ravitailler des PDI. Il faudrait alors que ces bénéficiaires apprennent à contribuer pour l’entretien de ces ouvrages afin qu’ils soient pérennes pour leur propre bénéfice. Toutes ces réalisations permettront à Oxfam et ces partenaires d’avancer dans la réalisation du droit à l’eau pour tous au Burkina Faso » a plaidé Dofinibè Boureima Yé, point focal eau et assainissement de la commune de Kaya. Il a aussi invité les autorités locales à s’impliquer davantage dans la gestion et l’entretien de ces ouvrages.