Oxfam et son partenaire Alliance Technique d’Assistance au Développement (ATAD) réaffirment leur engagement en faveur des populations vulnérables des régions des Koulsé, du Soum et du Liptako. Réunis à Dori le 17 mars 2026, à l’occasion d’un atelier bilan, les acteurs clés du « Projet de renforcement des capacités de résilience des populations vulnérables affectées par la crise sécuritaire et les effets du changement climatique sur l’axe Ouagadougou–Kaya–Dori–Djibo, dénommé PRESI‑OKDD » et financé par l’Union européenne, ont dressé l’état d’avancement des activités, validé une stratégie d’adaptation visant à maximiser l’impact du projet d’ici sa clôture et procédé à la remise de matériels aux communes de Dori et Sebba.
Présidé par le Secrétaire général de la région du Liptako, représentant le Gouverneur, l’atelier a mobilisé de nombreuses parties prenantes, notamment les autorités administratives et communales, les services techniques déconcentrés de l’État, les organisations partenaires (ATAD, SERACOM), les représentants des bénéficiaires ainsi que la Direction pays de Oxfam Burkina Faso.
Dans son mot de bienvenue, le Directeur Pays de Oxfam au Burkina Faso, Omer Kaboré, a salué l’engagement constant des autorités locales, des services techniques et des communautés bénéficiaires, avant d’exprimer sa reconnaissance à l’Union européenne, partenaire financier du projet, pour son appui déterminant en faveur du renforcement de la résilience des ménages affectés par la crise sécuritaire.
L’objectif principal de cet atelier était de partager avec l’ensemble des participants le niveau d’exécution du projet PRESI‑OKDD. À huit mois de la fin du projet, le bilan présenté a révélé un taux d’exécution physique de 60 % et un taux d’exécution financière de 32,34 % en janvier 2026.
Ces résultats s’expliquent notamment par plusieurs contraintes majeures, parmi lesquelles les difficultés d’accès à certaines communes, la réduction des superficies agricoles, la rareté et le coût élevé des convois sécurisés et des vols humanitaires.
Malgré ce contexte, des avancées significatives ont été enregistrées dans les communes à accès difficile ( Kelbo, Dori, Sebba et Bani), à travers des interventions portant sur l’agriculture, l’élevage, l’accès à l’eau et le renforcement des moyens d’existence des populations.
Conscients de l’urgence d’agir pour préserver les acquis et répondre efficacement aux besoins des communautés, Oxfam et son partenaire ATAD ont présenté une stratégie accélérée et adaptative, conçue pour mieux s’aligner aux réalités opérationnelles du terrain.
Cette stratégie repose sur trois leviers principaux : le transfert ciblé d’activités vers des communes plus accessibles, notamment de Sebba vers Bani et Dori ; la reconversion d’activités initialement non réalisables, afin de répondre plus efficacement aux besoins prioritaires des populations (périmètres maraîchers, forages équipés, pompes à motricité humaine, etc.) ; et la régionalisation des interventions, permettant une approche plus souple et sécurisée, fondée sur les priorités des communautés, les recommandations des autorités locales et les opportunités d’accès.
L’atelier a également été marqué par une remise symbolique mais significative d’équipements, d’intrants et d’animaux reproducteurs aux communautés des communes de Sebba et Dori, pour une valeur globale de plus de 125 320 000 FCFA.
Ainsi, la commune de Sebba a reçu deux (2) tracteurs et deux (2) motoculteurs, tandis que la commune de Dori a réceptionné des animaux naisseurs, des aliments bétail. A cela s’ajoute la remise de deux pompes à motricité humaine aux communautés des quartiers Wendou et Petit Paris
À l’issue des échanges, les participants ont adhéré à la nouvelle stratégie tout en formulant plusieurs recommandations, notamment le renforcement de la coordination entre les acteurs et la priorisation des personnes déplacées internes originaires de Sebba et résidant à Dori.
Oxfam, en collaboration avec son partenaire ATAD, s’est engagé à accélérer la mise en œuvre des activités restantes, en étroite concertation avec les autorités locales et les services techniques, afin que le projet PRESI‑OKDD contribue durablement au renforcement de la résilience des communautés vulnérables des régions des Koulsé, du Soum et du Liptako.