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Arbinda

« Réponse multisectorielle et intégrée aux besoins des personnes déplacées internes et hôtes affectés par les déplacements et les effets du changement climatique (Projet FHRAOC) »

Située dans la région du Soum, au nord du Burkina Faso, Arbinda était une zone dynamique. Les populations vivaient de l’agriculture, de l’élevage, de l’orpaillage et du commerce. La commune est entourée de collines rocheuses, qui abritent plusieurs quartiers. Selon les habitants, avant les premières attaques en 2018, un phénomène étrange s’est produit : de l’eau a coulé des collines pendant plusieurs jours. Certains y ont vu un mauvais signe. Peu de temps après, les attaques ont commencé. La commune d’Arbinda est devenue au fil des années l’une des principales zones d’accueil des personnes déplacées internes fuyant l’insécurité persistante dans les villages environnants. Les attaques armées, les menaces contre les civils et l’impossibilité d’accéder aux champs ont contraint des familles à abandonner leurs biens, leurs moyens de subsistance et leurs repères pour trouver refuge à Arbinda. Avec la montée de l’insécurité, marquée par des violences, des menaces et des pertes en vies humaines, progressivement, la commune est devenue une zone sous blocus. L’accès se fait uniquement par des convois militaires, ce qui limite fortement les échanges et l’approvisionnement. De nombreuses familles déplacées se sont installées dans des quartiers périphériques de la commune ou au sein de ménages hôtes, souvent sans accès adéquat à l’eau potable, aux latrines, aux articles d’hygiène et à une alimentation suffisante.
Aujourd’hui, les populations déplacées comme hôtes vivent dans des conditions très précaires. L’accès aux champs, aux pâturages, au bois de chauffe et même à certains sites d’or est fortement restreint. Les habitants ne peuvent pas sortir au-delà des collines sans escorte au risque d’être violenté ou enlevé. L’agriculture et l’élevage sont presque à l’arrêt, et les ressources en or deviennent de plus en plus rares. Le commerce est très limité, et la majorité des produits alimentaires vient de l’extérieur. Cette situation a fortement perturbé l’économie locale, au point que l’argent a parfois peu de valeur, faute de biens disponibles à acheter. La commune a même frôlé une situation de famine : pendant plusieurs mois, certaines familles ont survécu en consommant des feuilles sauvages. Le manque de nourriture a causé des pertes en vies humaines, notamment chez les enfants et les personnes âgées.

Les Femmes, les filles et les enfants sont particulièrement exposés à des risques sanitaires et de protection accrus, notamment les maladies hydriques, la défécation à l’air libre, ainsi que les violences basées sur le genre et les risques liés aux engins explosifs improvisés. L’insuffisance de latrines et de points d’eau fonctionnels contraignait de nombreuses familles à des pratiques à risque. Les ménages les plus vulnérables vivaient dans des conditions de grande promiscuité, sans moyens adéquats pour préserver leur hygiène, leur sécurité alimentaire et leur dignité.

À cette crise sécuritaire s’ajoutent les effets du changement climatique : raréfaction des ressources en eau pour les activités de maraiche-culture, baisse de la production agricole, épuisement des stocks alimentaires et pression accrue sur les ressources naturelles. Arbinda concentre ainsi, sur un même territoire, des personnes déplacées internes et des communautés hôtes elles-mêmes fragilisées, qui partagent les mêmes difficultés d’accès à l’eau, à la nourriture, à l’hygiène et aux services sociaux de base. Les capacités locales étant limitées, l’arrivée massive des déplacés a rapidement saturé les infrastructures existantes. Dans plusieurs secteurs de la commune, les ménages vivent sans latrines, parcourent des distances pour s’approvisionner en eau et peinent à se nourrir régulièrement. Les femmes et les enfants sont particulièrement exposés, notamment lors de la recherche de bois de chauffe ou d’eau, activités devenues risquées en raison de l’insécurité et de la présence d’engins explosifs dans certaines zones.

C’est dans ce contexte cumulatif de déplacements forcés, vulnérabilité alimentaire, manque d’infrastructures EHA et risques de protection élevés qu’Arbinda a été identifiée comme zone prioritaire d’intervention du projet FHRAOC BFA AR1 2025, pour faire face à ces défis humanitaires majeurs, à travers une réponse rapide, intégrée et multisectorielle s’est avérée indispensable pour répondre aux besoins urgents des personnes déplacées internes et des communautés hôtes de la commune. Pour répondre à ces défis, le projet « Réponse multisectorielle et intégrée aux besoins des personnes déplacées internes et hôtes affectés par les déplacements et les effets du changement climatique à Arbinda et Sebba », financé par le Fonds Humanitaire Régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (FHRAOC), a été mis en œuvre par Oxfam au Burkina Faso, en partenariat avec SERACOM.

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet FHRAOC, des activités ont été initiées pour la commune de Arbinda : les interventions ont été déployées autour de trois axes complémentaires :

Eau, Hygiène et Assainissement (EHA)

  • La construction de latrines douches communautaires. 27 blocs de latrines et douches de type semi-durable ont été construits d’améliorer l’accès des communautés à des ouvrages d’assainissement sûrs et adéquats et contribuer à la réduction des pratiques de défécation à l’air libre. 
  • La réhabilitation de 04 PMH Afin d’améliorer l’accès à l’eau potable des populations de la commune et réduire les risques de maladies d’origines hydriques
  • Les actions de formation sur l’hygiène et l’assainissement, sur l’entretien du matériel, la gestion des ordures, l’entretien du cadre de vie, des latrines et toilettes. 
  • La distribution de kits d’hygiène 300 (kit minimal d'hygiène), pour renforcer l’adoption des bonnes pratiques d’hygiène. Le contenu du kit d'hygiène se présente comme suit : 1 bidon de 20 L ou 25 L de couleur blanche, 1 bouilloire de lavage des mains 3 litres, 7 boules de savon de 400 gr chacune ou 12 boules de savon de 250 gr, 1 gobelet de 0,5l, 1 pot pour enfant, 1 seau de 15L sans couvercle, 1 pagne, 1 seau de 25 L avec couvercle, 1 pot de pommade corporelle et 1 pot de pommade anti-moustique ;
  • Vidange de 82 fosses de latrines dans l’objectif d’apporter un appui à l’assainissement afin de maintenir la fonctionnalité des systèmes de traitement des eaux usées et d'éviter le débordement des boues fécales dans l'environnement immédiat des populations

Sécurité alimentaire et Moyen d’existence

  • Distribution de vivres alimentaires d’urgence (sorgho, haricot, huile et sel) aux ménages les plus vulnérables, déplacés internes comme hôtes, pour couvrir les besoins alimentaires essentiels et limiter le recours aux stratégies négatives. Cette assistance en vivres, 4200 personnes ont été touchées dont 2 513 à Sebba et 1687 à Arbinda durant trois mois de façon mensuel. Avec un panier alimentaire individuel composé de 12 kg de sorghe, 3 kg, O,75L d’huile, 0,15 Kg de sel.
  • Dota des kit AGR maraichage à Sebba : 100 ménages issus de l’assistance alimentaire ont bénéficié d’une formation pratique sur les techniques culturales et gestion de maraichage. En plus ces ménages ont été en semence (choux, tomate, carotte, laitue, Gombo, aubergine africaine, concombre, oseille verte et matériels : un arrosoir, une houe industrielle, une pelle, un pulvérisateur et une paire de botte pastique.

Protection

  • Formation du staff partenaire SERACOM sur les VBG, La PSEA et l’éducation aux risques des EEI
  • Distribution de kits de dignité aux femmes et filles. Composés de : 02 nattes, 02 couvertures en coton, 01 boite de pommade corporelle, 01 leggin (short adhérent en coton), 02 dentifrices, 01 pagne de trois pièces en coton, 01 brosse à dent et 01 sac contenant pour des kits de dignité. 
  • Sensibilisation des populations sur les thématiques de protection telles que les VBG et la PSEA et l’éducation aux risques liés aux EEI à travers des spots radios. 
  • Amélioration de l’environnement global de protection par l’accès à des services et articles favorisant la dignité ;
  • Réduction des risques auxquels sont exposées les femmes, les enfants et les personnes vulnérables dans un contexte d’insécurité.

Redevabilité

  • La mise en place du comité de redevabilité pour veuillez Ce comité jouera un rôle d’interface et faciliter la remontée des plaintes, des suggestions et préoccupations des populations, tout en contribuant à améliorer la transparence et la qualité des interventions sur le terrain de Oxfam et partenaires. 

 

Grâce à la mise en œuvre du projet, des changements positifs ont été observés dans le quotidien des personnes déplacées internes et des ménages hôtes à Arbinda :

  • Les ménages bénéficiaires ont désormais accès à des articles essentiels leur permettant de mieux stocker l’eau, améliorer leur hygiène et réduire les maladies liées à l’insalubrité ;
  • L’assistance alimentaire permet aux familles de manger régulièrement, au moins deux repas par jour, réduisant ainsi l’angoisse quotidienne liée à la faim ;
  • Les femmes et les enfants peuvent préserver davantage leur dignité, leur santé et leur sécurité, notamment grâce aux vases de nuit, aux kits d’hygiène et aux latrines ;
  • Les communautés hôtes, également affectées par la crise, bénéficient d’un appui qui contribue à atténuer les tensions et à renforcer la cohésion sociale.

Cette approche intégrée vise à répondre simultanément à la survie immédiate des ménages et à la préservation de leur dignité.

Témoignage de quelques partenaires au projet FHRAOC – Commune de Arbinda

LOMPO Oumarou, personne déplacée interne

Je m’appelle LOMPO Oumarou et je viens du village de Gampela. Comme beaucoup d’autres familles, nous avons été obligés de quitter notre localité à cause de l’insécurité. Nous avons fui dans la précipitation pour trouver refuge à Arbinda, en laissant derrière nous nos biens, nos champs et une partie de notre vie. Depuis notre arrivée, les conditions de vie sont très difficiles et nous devons nous adapter à une nouvelle réalité. Lorsque nous sommes arrivés ici, nous avons réussi à trouver un abri, mais plusieurs problèmes se sont rapidement posés. L’un des plus grands défis concernait l’absence de toilettes et de dispositifs d’assainissement adaptés. Nous n’avions aucun endroit sécurisé pour faire nos besoins. « Quand je voulais faire mes besoins, j’étais obligé d’aller chez des voisins. »

Cette situation était très difficile à vivre au quotidien. Il fallait parfois attendre longtemps avant de pouvoir utiliser les toilettes d’un autre ménage. Certaines personnes étaient obligées d’aller dans la nature ou derrière les habitations, souvent très tôt le matin ou tard dans la nuit, afin d’éviter les regards des autres. Cela créait beaucoup de gêne, de honte et un sentiment permanent de dépendance. La situation des enfants était encore plus compliquée. Faute de toilettes adaptées, beaucoup d’enfants faisaient leurs besoins autour des concessions et à proximité des habitations. « Les enfants déféquaient souvent aux alentours des concessions parce qu’il n’y avait pas d’endroit prévu pour eux. »

Cela rendait l’environnement insalubre et augmentait considérablement les risques de maladies, notamment les diarrhées et d’autres infections liées au manque d’hygiène. Pendant la saison des pluies, les eaux de ruissellement transportaient parfois les déchets autour des espaces de vie, ce qui exposait davantage les familles.

L’absence de latrines compliquait aussi les habitudes d’hygiène. Les femmes, les personnes âgées et les enfants vivaient cette situation avec beaucoup de difficultés. La promiscuité entre ménages déplacés et familles hôtes augmentait également les besoins en infrastructures sanitaires. Grâce à l’intervention du projet FHRAOC mis en œuvre par Oxfam et SERACOM, des toilettes ont été construites et mises à la disposition des ménages bénéficiaires. Cette assistance a apporté un véritable changement dans notre quotidien.

Partenaire au projet (Crédit photo : Oxfam)

« Dieu merci, vous nous avez donné des toilettes. » Aujourd’hui, nous pouvons faire nos besoins dans de meilleures conditions, avec plus de sécurité et de dignité. Les enfants utilisent également les installations, ce qui contribue à rendre notre environnement plus propre. Les risques sanitaires ont diminué et les familles vivent avec un peu plus de tranquillité. « Je ne peux que vous remerciez. »

Quand l’assistance alimentaire rend le sourire, témoignage d’un partenaire au projet FHRAOC – Commune de Arbinda


MOYENGA Amidou, personne déplacée interne, secteur 06

Je m’appelle MOYENGA Amidou et je viens du village de Bélégré. À cause de l’insécurité, nous avons été contraints de quitter notre village pour venir nous installer à Arbinda, au secteur 06. Comme beaucoup de personnes déplacées, nous avons abandonné nos champs, nos animaux et nos activités génératrices de revenus. Depuis notre arrivée, les conditions de vie sont devenues très difficiles, surtout sur le plan alimentaire.

Avant notre déplacement, nous vivions principalement de l’agriculture et de l’élevage. Nous produisions une partie de notre nourriture et nous pouvions nous débrouiller malgré les difficultés. Mais aujourd’hui, nous dépendons presque entièrement de l’aide et des petits revenus occasionnels. « Chaque jour, nous nous demandons comment nourrir nos familles. » Avec l’augmentation du nombre de déplacés, les prix des denrées ont aussi augmenté sur le marché. Même lorsqu’on trouve un peu d’argent, il devient difficile d’acheter suffisamment de nourriture pour toute la famille. Certaines familles sont obligées de réduire le nombre de repas par jour ou de se contenter de très petites portions.

Avant l’assistance, il arrivait souvent que les adultes se privent pour laisser les enfants manger. « Parfois, les enfants mangeaient avant nous parce qu’on ne pouvait pas satisfaire tout le monde. » Lorsque Oxfam au Burkina Faso et ses partenaires nous ont informés que nous allions bénéficier d’une assistance alimentaire, cela a apporté beaucoup de soulagement aux ménages déplacés. « Ce don était très attendu. Nous sommes très contents. »

Pendant la distribution, mon ménage a reçu des vivres qui nous permettent aujourd’hui de traverser cette période difficile avec un peu moins d’inquiétude. Même si cette aide ne couvre pas tous les besoins, elle nous permet de préparer des repas pendant un certain temps. « Même si ce n’est pas suffisant pour couvrir tous les besoins, on est quand même soulagé. » Cette assistance a aussi réduit le stress permanent lié à la recherche quotidienne de nourriture. Les enfants peuvent manger plus régulièrement et les familles retrouvent un peu d’espoir.

« Les problèmes de nourriture ne seront pas totalement résolus, mais on pourra manger pendant un bout de temps. » Pour moi, cette aide représente plus qu’un simple appui alimentaire. Elle montre que nous ne sommes pas oubliés malgré les difficultés que nous traversons. « C’est pour cela que je suis vraiment reconnaissant envers les donateurs. »

Ramata est heureuse de pouvoir assurer 2 repas par jour à sa famille – Commune de Arbinda

 

SOW Ramata, membre de la communauté hôte, secteur 04

Je m’appelle SORE Ramata et je vis au secteur 04 de Arbinda avec ma famille. Même si je ne suis pas déplacée interne, nous faisons partie des familles hôtes qui accueillent plusieurs personnes déplacées depuis le début de la crise sécuritaire. Cette situation a augmenté les charges des ménages et rendu les conditions de vie encore plus difficiles.

Aujourd’hui, la recherche du bois de chauffe est devenue un véritable problème. Avant, les femmes pouvaient se déplacer plus facilement pour ramasser du bois autour de la commune. Mais avec l’insécurité, les déplacements sont devenus dangereux. « Pour en trouver, il faut aller jusqu’à quatre ou cinq kilomètres de la ville. Avec l’insécurité, ce n’est pas possible. »

L’accès à l’eau est aussi très difficile. Les points d’eau sont souvent surchargés à cause de l’augmentation de la population. Les femmes passent parfois plusieurs heures dans les files d’attente avant de pouvoir remplir quelques bidons. Avant l’assistance du projet FHRAOC, nourrir la famille était un véritable défi. Nous étions souvent obligés de limiter les repas ou de réduire les quantités pour que tout le monde puisse manger. « Quand je gagnais un peu d’argent, je n’achetais que quatre ou cinq bols   de haricot pour la consommation. » Grâce à l’appui reçu dans le cadre du projet, ma famille a bénéficié de vivres et de plusieurs kits EHA qui ont amélioré notre quotidien. Nous avons notamment reçu 42 bols de haricot pour un ménage composé de 12 personnes.

Cette assistance a permis de réduire temporairement nos difficultés alimentaires et d’éviter certaines dépenses urgentes. Les kits reçus ont aussi facilité la gestion de l’eau et de l’hygiène à la maison. « Avec les deux bidons et la bassine, quand on les remplit, l’eau peut durer deux jours. » Les vases de nuit remis aux enfants ont également contribué à améliorer la propreté autour de la maison. « Les enfants ne défèquent plus dehors. »

Nous avons aussi reçu des nattes, des draps, des pagnes, du savon, des seaux, de la pommade et d’autres articles essentiels. Avant cette aide, plusieurs de ces objets étaient difficiles à acheter à cause du manque de moyens. Aujourd’hui, ces objects nous permettent de vivre avec un peu plus de dignité malgré les difficultés liées à la crise. « Je remercie énormément les donateurs. Cette aide a vraiment amélioré notre vie. »

Témoignage d’une bénéficiaire du projet FHRAOC – Commune de Arbinda

BARO Sito, femme déplacée interne

Je m’appelle BARO Sito et je viens du village de Vocouma. À cause de l’insécurité, nous avons fui notre village dans la peur et dans la précipitation. Nous avons quitté notre maison sans pouvoir emporter nos biens ni préparer notre départ. Comme beaucoup d’autres familles déplacées, nous sommes arrivés à Arbinda sans ressources et sans matériel. « Quand nous sommes arrivés ici, nous n’avions rien du tout. Pas de nourriture, pas de matériel. »

Les premiers jours ont été particulièrement difficiles. Nous dormions dans des conditions précaires et nous manquions même des objets les plus essentiels pour la vie quotidienne. Il était très compliqué de conserver l’eau, cuisiner ou assurer l’hygiène des enfants. « Nous n’avions pas de bidons pour conserver l’eau. »

Le manque de matériel avait aussi des conséquences sur la santé et l’hygiène du ménage. Les enfants tombaient souvent malades et il était difficile de garder un environnement propre sans seaux, sans savon et sans équipements adaptés. Grâce à l’appui du projet FHRAOC mis en œuvre par Oxfam et ses partenaires, j’ai reçu plusieurs articles ménagers et kits d’hygiène qui ont beaucoup amélioré nos conditions de vie. J’ai bénéficié de bidons, de seaux, de marmites, d’un fût pour conserver l’eau, de nattes, de draps, de pagnes, de savon, de pommade et de brosses à dents.

Ces articles nous permettent aujourd’hui de mieux gérer notre quotidien. Nous pouvons conserver l’eau plus facilement, cuisiner dans de meilleures conditions et améliorer notre hygiène personnelle et celle des enfants. Les vases de nuit remis dans le cadre du projet sont devenus très utiles pour les enfants. « J’ai reçu des vases de nuit. Quand un enfant veut faire ses besoins, je lui donne un vase. » Avant cette assistance, les enfants faisaient souvent leurs besoins autour des habitations, ce qui créait beaucoup de saleté et augmentait les risques de maladies. Aujourd’hui, l’environnement est plus propre et les enfants vivent dans de meilleures conditions d’hygiène.

Les nattes et les draps reçus ont aussi apporté un grand soulagement, car auparavant certaines familles dormaient directement à même le sol. Malgré les difficultés qui persistent encore aujourd’hui, cette assistance nous a permis de retrouver un peu de dignité et d’espoir. « Je suis très satisfaite. Cette aide a vraiment changé nos conditions de vie. »